Comparaison entre Bokashi et Compost

Pour être performant, un compost nécessite beaucoup de travail. Le tas de compost a besoin d'oxygène pour soutenir le processus de décomposition et doit pour cette raison être retourné régulièrement. Un m3 de matière organique pas encore mûre en consomme en une journée autant que 100 personnes. Sous l'effet de la chaleur dégagée par le compost (due à la présences des graines et des racines d'herbes sauvages), il s'en échappe de l'ammonium sous forme d'ammoniac. Une grande quantité d'azote se perd ainsi dans l'atmosphère (jusqu'à 70%).


Le compost "traditionnel"

Le composte produit beaucoup de nutriments qui, emportés par les eaux d'infiltration, iront encombrer la nappe phréatique. Ceci explique pourquoi certaines cultures pourtant pratiquées selon des méthodes biologiques et enrichies de compost restent si faméliques. Le processus de décomposition dans un tas de compost génère des substances toxiques pour les racines, telles les nitrures et les sulfures, qui plus tard favoriseront des mycoses et un pourrissement propices aux parasites. C'est la raison pour laquelle il ne faut enfouir qu'un compost qui a "mûri", qui a été convenablement stocké et dont toutes les substances susceptibles de nuire aux plantes ont subi une métamorphose. En dépit de ces aspects négatifs, le compost, "or noir de la terre", a toujours efficacement contribué à l'élaboration de l'humus et reste un des éléments importants de l'agriculture biologique. Toutefois, il peut arriver que les plantes subissent des attaques de parasites et de champignons en dépit d'un tel enrichissement. Cela signifiera que, malgré les efforts déployés pour traiter convenablement la terre, on n'aura pas su préserver son équilibre et que la matière compostée aura pourri et subi une dégénérescence. Un "pseudo-compost" est nauséabond, pauvre en nutriments et sert de terrain de culture aux bactéries nuisibles.

Le compost fermenté avec les EM

Le Bokashi est en revanche "régénératif". Les plantes sont saines et savoureuses, et leurs couleurs rayonnantes. Le Bokashi est le résultat d'un processus anaérobie (fermentation) et ouvre le domaine de la gestion de l'humus à de toutes nouvelles dimensions. Les déchets bokashisés se transforment en l'espace de huit semaines en un substrat nourrissant qui a les caractéristiques d'une bonne terre et sent bon la terre. On échappe en outre à la fastidieuse préparation que nécessite un compost.

 

Cette méthode de compostage n'entraîne pas d'oxydation mais au contraire un processus de fermentation (transformation) - processus analogue à celui de la fabrication de la choucroute ou de l'ensilage.

  • Il n'y a pas de perte de carbone
  • Aucune chaleur n'est dégagée, pas de perte d'énergie
  • Les acides organiques, les sucres, les acides aminés, les vitamines, les acides lactiques, les alcools et d'autres substances actives foisonnent et permettent la solubilité des nutriments organiques disponibles pour les plantes.
  • Les processus antioxydants donnent naissance à des antioxydants qi sont à la base de la vie biologique et de la santé.
  • Il n'a pas de putréfaction ni toutes ses conséquences.
  • Il n'y a pas de mauvaises odeurs.
Compost

Encore un point à considérer: Que deviennent tous les "déchets de cuisine" à haute valeur biologique que nous jetons jour après jour dans des sacs poubelles et qui sont ensuite brûlés à grand renfort d'énergie fossile avant d'être stockés comme déchets spéciaux? Et tout cela parce que ces "déchets" commencent à sentir mauvais au bout de deux jours. Asperger les déchets de cuisine de EM-A (dilué à raison de 1:20) fait tout simplement disparaître les mauvaises odeurs et la valeur biologique des déchets sera augmentée.

Ce matériau à forte valeur biologique pourrait, au lieu d'être détruit, être réintroduit dans le cycle biologique qu'il ne devrait d'ailleurs pas quitter!

Que faire d'un tas de compost existant?

Un tel compost ne contient plus grand chose, mais peut passer de la putréfaction à la régénérescence avec l'aide des micro-organismes efficaces. Pour obtenir ce résultat, il faudra le traiter avec de l'EM-1 ou de l'EM-A au moins deux semaines avant utilisation. La méthode la plus simple est de travailler à deux. Tandis que l'un retourne le tas de compost à la pelle, l'autre l'imbibe d'EM avec un arrosoir ou un pulvérisateur à dos. Les micro-organismes sont ainsi uniformément répartis et l'on est assuré de bien traiter toutes les substances pathogènes et toxiques. Il faudra tasser régulièrement (avec les pieds ou des outils) afin d'éliminer le plus d'air possible. Une fois traité, le tas de compost doit être protégé hermétiquement par une bâche épaisse.

compost

Les EM facilitent et accélèrent la transition vers les méthodes de culture biologique et la conversion à de nouveaux modes de pensée qui l'accompagnent. Les craintes que l'on pourrait nourrir durant ces phases de changement, notamment "j'aurai plus de travail ça va être compliqué! Quel désordre dans mes plates-bandes!" deviendront sans fondement.


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